Djibouti : Guelleh, le président éternel qui « dépassait l’âge »

Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, a été réélu avec près de 98% des voix, malgré ses promesses de passer la main.

INTRODUCTION : En 2022, Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti, avait déclaré qu’il avait « dépassé l’âge » et qu’il devait « passer la main ». Quatre ans plus tard, à 78 ans, il a décidé de rester, invoquant la « stabilité ». Une belle démonstration de la flexibilité des promesses politiques, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Ismaïl Omar Guelleh avait en 2022 assuré avoir « dépassé l’âge » et devoir « passer la main ». Quatre ans plus tard, à 78 ans, le chef de l’État djiboutien, au pouvoir depuis 1999, s’y est finalement refusé au nom de la « stabilité » et a été réélu, sans surprise, avec près de 98% des voix à un sixième mandat à la tête de ce petit territoire stratégiquement situé de la Corne de l’Afrique.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière l’incohérence entre les discours politiques et la réalité. Comment peut-on prétendre vouloir passer la main tout en s’accrochant fermement à son fauteuil ? La stabilité, invoquée comme un prétexte, devient alors une excuse pour justifier un maintien au pouvoir qui frôle le ridicule.

Ce que cela implique concrètement

La réélection de Guelleh, avec un score aussi élevé, soulève des questions sur la démocratie à Djibouti. Cela signifie que les voix de ceux qui aspirent à un changement sont étouffées, et que la promesse d’un avenir meilleur est sacrifiée sur l’autel de la « stabilité ».

Lecture satirique

Le discours politique de Guelleh est un véritable chef-d’œuvre d’ironie. D’un côté, il promet de passer la main, et de l’autre, il s’accroche à son pouvoir avec la détermination d’un enfant à son jouet préféré. La contradiction est telle qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’un sketch comique plutôt que d’une réalité politique.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, comme en Russie ou aux États-Unis, où les dirigeants semblent parfois plus préoccupés par leur propre confort que par le bien-être de leurs concitoyens. Une belle leçon de « stabilité » à l’échelle mondiale.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable que Djibouti continuera de naviguer dans des eaux troubles, où le changement sera un rêve lointain pour beaucoup. La question demeure : jusqu’où ira Guelleh pour préserver son pouvoir ?

Sources

Source : www.franceguyane.fr

Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à'passer la main'
Visuel — Source : www.franceguyane.fr

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire